Skipper Blog

16/11/2019

Salut tout le monde !

J'espère que tout le monde va bien, j'imagine que vous pensez tout comme moi au printemps avec ces jours de froid, et dire qu'on n'est même pas en hiver !

La suite des entrainements et la préparation du bateau se poursuivent.

Je parlais du froid parce que je fais presque tout à vélo et c'est vrai que quand il y a du givre le matin c'est quand même dur! Après c'est souvent une question d'équipement, avec un bon bonnet et des gants ça va déjà beaucoup mieux.

Mais je me dis que c'est ça de montrer l'exemple !

J'espère que vous aussi vous commencez à passer à l'acte pour la planète, partagez vos actions sur ma page facebook, signez « Be the Drop », que la vague des actions devienne un Tsunami !

Aussi si vous connaissez des contacts auprès d'entreprises, demandez moi le dossier de sponsoring, la recherche de partenaires est toujours bien active .

J'imagine que les curieux se demandent un peu ce que je fabrique, ou comment ça se prépare un tour du monde, vous avez de la chance je vais vous faire un peu le topo !

Dans ma préparation, je soigne ma nutrition, je fais pas mal de musculation et de vélo, j'ai toujours été assez sportif, pratiquant des années la boxe thaïlandaise, le Karaté, le Ju-Jitsu Brésilien. Les arts-martiaux et les sports de combat, c'est super physique. Un peu de gymnastique, et la barre de traction en plus sont mes atouts pour réussir !

Les sessions de crossfit reprennent, je veux être au top, on a un an devant nous, ce n'est pas si long que ça ! En mode commando !

Mes sorties de navigations sont assez sportives, c'est manœuvre sur manœuvre, je prends le bateau en main sous tous les angles dans des conditions soutenues et variées, voir ce qui risque de casser, observer les réactions, devenir le bateau en soit.

J'en ai déjà plein à raconter, l'histoire a commencée, on a préparé un calendrier avec des courses du circuit Class40 pour le printemps afin de se confronter un peu aux autres, qui est le meilleur des entrainements !

Au moment de l'achat en juillet, le bateau était à sec, j'avais participé à la manœuvre du démâtage et de la dépose de la quille. Sur ce voilier et comme sur beaucoup de bateaux de course au large, il est nécessaire de faire un check-up assez périodique et puis pour les manutentions de chantier c'est plus facile si le bateau est bas et sans sa quille, c'est presque 3 mètres de gagné. Un échafaudage ça gonfle le budget !

Il y avait un peu de boulot à réaliser comme pour tout bateau d'occasion, mais pour pouvoir partir sereinement en course autour du monde, il y a alors beaucoup plus de travail à faire. Certains travaux peuvent être réalisés à flot, d'autres nécessitent d'être à sec.

Le défi avec le chantier, le budget et la recherche de partenaires, c'est de pouvoir faire un peu de chantier, un peu de compta, un peu de marketing, un peu de tout, tous les jours !

Rentrer plein de poussière ou de peinture plein les doigts, pour vite peaufiner le site ou les dossiers, et tout ça à traduire en deux langues !

Le défi aussi et surtout c'était de pouvoir m'entrainer afin de valider ce qu'il y aurait à faire pour fiabiliser le bateau. Ça va dans les deux sens, des fois on se dit que c'est bien comme ça, qu'il n'y pas de modifications à faire, et puis d'autres moments où on s'aperçoit par exemple d'une faiblesse d'une pièce.

Il fallait faire le plus possible quand le bateau était à sec : comme le pont, j'ai refait toute la peinture antidérapante qui le couvre, l'ancienne avait fait son temps, ça glissait de partout. La carène aussi, donc le dessous du bateau qui est lui est tout le temps dans l'eau, et n'avait pas été nettoyé depuis longtemps, ce qui a dégradé la peinture dite « antifouling » qui empêche les coquillages, les algues, les bernacles de s'installer et de freiner considérablement la vitesse du bateau. Il faut que ça glisse !

(Vous pouvez visionner la vidéo épisode 1, sur mon site dans l'onglet vidéo ou sur ma page Youtube)

Pour faire ces gros travaux de peinture, il fallait tout retirer, l'accastillage, l'électronique, les ficelles, mais au passage ça m‘a permis de vérifier beaucoup de pièces.

Maintenant c'est certain que l'hiver n'est pas la meilleure saison pour naviguer ou bosser dehors, surtout à cause des petites journées de lumière et les températures assez basses pour les travaux de mastic et de peinture. Je suis bien content que le pont soit fait, parce que là ce serait un peu la mission en hiver !

Sur le côté il faut trouver des sponsors, préparer ses dossiers, son site internet, créer une entreprise, évaluer un budget et j'en passe.

C'est un métier à plein temps, avec le risque de finir sans un sou et de ne pas aboutir.

On y croit, et depuis le début j'ai suivi mon instinct, il y a des jours où ça m'arrive de tout remettre en question, et puis dès que je navigue, quand le bateau se met à surfer les vagues alors le moral revient, avec l'envie de partir qui bouillonne au plus profond de moi-même !

J'ai connu ça tout au long de mon parcours, à terre ou en mer, c'est pareil il y a toujours des hauts et des bas, des anticyclones et des dépressions.

Mais on y arrive, l'intérieur du bateau est totalement différent, il y a maintenant une cloison avant qui est étanche, et en ce moment je bosse sur les portes d'accès au pont, qui n'étaient d'ailleurs pas étanches et mal conçues, je vous en reparlerai dans mon prochain blog avec des photos et pourquoi pas une petite vidéo vous montrant l'intérieur du bateau et les évolutions.

Be the drop !

A bientôt !

Gaëtan

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